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Les 7 questions à poser avant d'engager un tuteur en ligne

Français6 min de lectureCible: comment choisir un tuteur en ligne

Vous avez une heure ce soir et quatre onglets ouverts. Voici les sept questions qui valent la peine, dans l'ordre où il faut les poser, et à quoi ressemble une bonne réponse. Un bon tuteur ne se froissera pas qu'on les pose.

1. Qui vous a vérifié, et qu'est-ce qui a été vérifié ?

Un répertoire laisse n'importe qui rédiger un profil. Une plateforme sérieuse vous dira exactement ce qu'elle a vérifié : identité, diplômes, test de matière, séance simulée enregistrée, références. Demandez lesquelles ont vraiment eu lieu.

Une réponse faible : « tous nos tuteurs sont qualifiés ». Une bonne réponse : une liste, et un taux de refus. Si personne n'échoue jamais au filtrage, c'est qu'il n'y a pas de filtrage.

2. Sur quel programme allez-vous travailler ?

Le Canada n'a pas un programme, il en a treize. Un tuteur qui accompagne un élève de secondaire 3 au Québec devrait savoir ce qu'est l'épreuve unique de mathématique et quand elle a lieu. Il devrait aussi savoir lire un plan d'intervention si votre enfant en a un.

La réponse que vous voulez nomme la province, le niveau et l'épreuve. Celle que vous ne voulez pas : « on couvre toutes les mathématiques ».

3. Mon enfant aura-t-il le même tuteur chaque semaine ?

Faire tourner les tuteurs est économique pour la plateforme et coûteux pour votre enfant, qui passe le premier quart d'heure de chaque séance à se réexpliquer. Demandez si le jumelage porte sur une personne ou sur une banque de tuteurs.

Si c'est une banque, demandez ce qui arrive quand le tuteur que votre enfant aime n'est pas disponible.

4. Qu'est-ce que vous m'envoyez après chaque séance ?

C'est la question qui sépare le tutorat du gardiennage avec des exercices. Vous voulez savoir ce qui a été vu, ce qui va bien, ce qu'il faut pratiquer et l'objectif de la prochaine fois, par écrit, dans votre langue.

Un résumé oral sur le pas de la porte n'est pas une trace. Dans huit semaines, vous voudrez voir si quelque chose a bougé.

5. Que se passe-t-il à la première séance ?

Une bonne première séance sert surtout à diagnostiquer. Le tuteur doit chercher quelle étape précise manque à votre enfant, pas recommencer au début du manuel.

Demandez ce qu'il faut lui envoyer d'avance. Trois choses, le dernier examen, l'unité en cours et le commentaire de l'enseignant, font gagner vingt minutes sur l'heure que vous payez.

6. Combien ça coûte, tout compris ?

Demandez le tarif horaire, les frais de plateforme, la politique d'annulation et le délai de préavis, ensemble, ramenés à un montant par séance. Un forfait qui n'est avantageux qu'à partir de vingt heures est un engagement, pas un rabais.

Demandez aussi ce qui arrive si, après trois séances, ça ne fonctionne pas.

7. Qu'est-ce qui vous ferait dire que mon enfant n'a pas besoin de vous ?

La plus utile des sept. Certains enfants ont besoin d'un tuteur. D'autres ont besoin d'une évaluation en orthopédagogie, d'un changement de place en classe, ou de huit semaines de devoirs faits à la même heure.

Un tuteur qui n'a jamais redirigé une famille ailleurs est soit très chanceux, soit peu attentif.

Si vous posez ces sept questions et obtenez sept réponses claires, vous avez trouvé quelqu'un qui vaut une heure par semaine. Si les réponses sont des adjectifs, laissez l'onglet ouvert et passez au suivant.

Voir les cinq vérifications que passe chaque tuteur EducateED

Comment fonctionne la paire

Les mêmes sept questions, dans le même ordre, avec le même raisonnement. Tous les exemples changent : la version anglaise parle de l'EQAO et des diploma exams, la version française des épreuves uniques et du bulletin. Une traduction aurait laissé des examens ontariens dans un article destiné aux parents québécois.

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